Pierre Ravasio et la compta

 

 

Pierre Ravasio a rejoint le Lycée Darche en septembre 2018, après avoir été titularisé en tant qu’adjoint administratif au sein de l’Éducation nationale.

Chargé notamment du traitement des opérations liées à la restauration scolaire, il a bien voulu accepter l’invitation à un entretien destiné à mieux connaître son travail parmi nous.

 

 

 

 

 

 

RESSOURCES HUMAINES

 

– Bonjour Pierre, peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Je m’appelle Pierre Ravasio, j’ai 29 ans et je viens d’entamer ma troisième rentrée au sein du Lycée Darche à l’administration, au service Intendance.

 

– Quel est ton « parcours » ? Qu’as-tu suivi comme études ?

J’ai eu un parcours un peu atypique ; au départ lorsque j’ai commencé mes études, je me destinais au métier d’enseignant et pour cela, j’ai suivi un parcours universitaire classique avec une licence d’Anglais puis un master MEEF mention : « enseignement spécialité documentation » – tout en préparant en parallèle le CAPES de professeur documentaliste.

À la fin du master et ayant malheureusement échoué au CAPES, j’ai eu l’occasion de devenir professeur documentaliste dans des collèges et des lycées de la région, en tant que contractuel. Cette expérience de terrain m’a finalement ouvert les yeux sur la réalité du métier et je me suis rendu compte que je n’étais peut-être pas fait pour exercer en tant que professeur documentaliste.

Un jour, un ancien chef d’établissement m’a proposé une opportunité professionnelle à travers un poste de gestionnaire. Cela s’est avéré être une expérience heureuse qui m’a donné l’envie de continuer dans la voie administrative de l’Éducation nationale. Après trois années de pratique du métier en tant que contractuel, j’ai finalement passé le concours d’adjoint administratif en 2018 et cela s’est soldé par une réussite. J’ai donc obtenu en septembre 2018 ma nomination définitive au Lycée Darche.

 

– Cette affectation au Lycée Darche était-elle un choix délibéré de ta part ?

Oui, tout à fait ! On considère souvent une affectation à Longwy comme une punition… Mais en ce qui me concerne, cela a été un « retour aux sources », après ces dernières années passées en Meuse. De plus, le Lycée Darche a une réputation qui n’est plus à faire et je savais pertinemment bien que cette affectation allait s’avérer positive.

Ayant été un ancien élève du Lycée Alfred Mézières où un poste était également à pourvoir cette année-là, j’ai préféré rejoindre le « monde du lycée professionnel ».

 

– Tu travailles au sein de l’Agence comptable… Peux-tu nous décrire ton rôle dans cette structure administrative particulière ?

Effectivement, le Lycée Darche a la particularité d’être également support d’une Agence comptable dans laquelle j’ai été affecté. Nous sommes cinq personnes à travailler ici, dont l’agent comptable ; M. Philippe Grethen qui va d’ailleurs nous quitter dans quelques jours pour profiter de sa retraite.

Notre rôle à chacun d’entre nous consiste à suivre les comptabilités de plusieurs établissements scolaires du bassin de Longwy. De mon côté, je m’occupe des opérations comptables du Lycée Darche et du Collège Anatole France de Mont-Saint-Martin, en étroite collaboration avec leur gestionnaire respective. Il faut savoir qu’au sein de l’Éducation nationale, une Agence comptable est la seule structure administrative habilitée à manipuler des fonds publics.

 

– Outre le suivi de la comptabilité du Lycée, quelle est ta mission pour le Lycée Darche en particulier ?

Pour le Lycée Darche, je suis aussi le responsable de la facturation de la demi-pension et l’interlocuteur des familles, en ce qui relève de toutes les questions liées au recouvrement des factures. Nous pouvons également accompagner et aider les familles – le cas échéant – pour toutes les démarches liées à des demandes de bourses et de fonds social et même la mise en place d’échéanciers de paiement.

Malheureusement, il nous arrive d’être obligés de faire appel aux services d’un huissier de justice, pour le recouvrement des impayés parce que la législation est stricte dans ce domaine. Cela demande un investissement non négligeable en temps, afin de pouvoir récupérer l’argent.

 

– Peux-tu nous en dire plus à ce propos…

Oui, il ne faut pas avoir peur d’ « user du téléphone » en laissant parfois de nombreux messages aux familles et en faisant preuve de beaucoup de patience et de tolérance. Nos chers élèves oublient souvent de transmettre les factures à leurs parents, ce qui occasionne des retards dans les paiements de la cantine.

 

– Quand on évoque le Lycée Darche, y a-t-il des mots qui te viennent spontanément à l’esprit ?

Oui, il y a sans conteste le mot : « professionnalisme » ! En fait, je suis bluffé par la capacité des élèves à tenir leur futur rôle professionnel. Ainsi, depuis que je travaille ici, j’ai pu constater que les élèves sont toujours très polis avec nous. Paradoxalement aussi, je me rends compte que lorsque je vois les élèves venir chercher leurs tickets de cantine, ils n’ont pas le même comportement qu’au restaurant des Anthocyanes.

 

– Mise à part ton activité professionnelle, qu’aimes-tu faire dans la vie ?

Ça peut paraître un peu « cliché » mais j’éprouve une grande passion pour l’automobile ancienne. À ce titre, je possède une Peugeot 104 de 1987 que j’utilise avec plaisir lorsque les beaux jours reviennent… C’est toujours très marrant de voir la sympathie qu’exprime cette voiture à l’égard de ceux qui l’ont connue neuve, en l’ayant possédée ou en la côtoyant dans la circulation (ndlr : une voiture tombée en panne en face du cimetière dans la côte d’Heumont, en fin d’après-midi d’un jour de septembre 2020 lol).

– Mais dis-moi un peu… Ce n’est pas très ancien, une voiture de 1987 !

Et bien si, Jean-Raphaël ! Figure-toi que les voitures populaires de nos parents et grands-parents, produites entre 1975 et 1995/2000 appartiennent à une catégorie de voitures anciennes dénommées en anglais : « youngtimers », par opposition aux « oldtimers » ; les voitures de collection plus classiques comme la Traction Avant de chez Citroën ou la Frégate de chez Renault, etc.) !

 

– Ce « kiff » que tu as pour les voitures anciennes se traduit-il uniquement à travers le « bichonnage » de cette voiture ?

Non, de façon générale, je collectionne tout ce qui a trait à l’automobile, aux autocars et camions anciens, sous forme de documents divers (livres, revues, miniatures) ou quand une passion d’enfant se révèle indéfectible, inaltérable et une véritable échappatoire en ces temps de crise sanitaire où s’évader dans une passion fait toujours du bien.

 

 

– Merci Pierre pour ce témoignage sur ton métier et tes passions et on te souhaite une bonne continuation dans ta vie professionnelle et tes collections !

 

 

Interview préparée, propos recueillis et photographies

 par Jean-Raphaël Weber

les 18 septembre 2020 et 12 février 2021